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Que faire contre la douleur chronique de la cheville ?
Les douleurs chroniques de la cheville font souvent suite à un traumatisme comme une entorse ou une fracture, mais elles peuvent aussi apparaître sans raison évidente. Quelle que soit la cause initiale, la chronicisation de la douleur est liée à différents facteurs qui sont pris en compte dans le cadre du traitement.
Alors, d’où vient la douleur chronique de la cheville ?
Comment la douleur devient-elle chronique après une entorse de la cheville ? Après une fracture ? Que faire pour soulager cette douleur à court et moyen/long terme ?
Une douleur est considérée comme chronique lorsqu’elle persiste ou revient régulièrement depuis plus de 3 mois. Dans un certain nombre de cas, ces douleurs apparaissent à la suite d’un traumatisme, comme une entorse ou une fracture de la cheville. Lorsque la douleur se développe plus progressivement sans blessure initiale, il s’agit généralement d’une arthrose de la cheville.
L’entorse de la cheville est une blessure fréquente, qui représente plusieurs milliers de cas par jour en France et 20% des traumatismes musculosquelettiques chez les sportifs. Bien qu’elle soit bénigne dans la majorité des cas, cette lésion doit faire l’objet d’un traitement approprié pour éviter les complications à long terme, qui sont présentes chez 40% des patients d’après une revue récente [1]. L’instabilité et la douleur chronique de la cheville font partie de ces complications, avec un retentissement souvent important sur la pratique sportive et sur la qualité de vie.
L’apparition d’une douleur chronique de la cheville suite à une entorse est souvent multifactorielle. Elle dépend de facteurs anatomiques, biomécaniques et psycho-émotionnels, auxquels peuvent s’ajouter les complications liées à un traitement inadapté.
La douleur peut aussi devenir chronique après une fracture de la cheville. En effet, les fractures sont les traumatismes les plus susceptibles de donner lieu à une douleur persistante, présente bien après la guérison effective de la lésion. D’après une revue parue en 2022, la cheville est l’articulation la plus concernée par les douleurs chroniques résultant d’une fracture, douleurs qui affectent 61,7% des patients opérés [2].
La persistance des symptômes s’explique généralement par des altérations des terminaisons nerveuses au niveau de la cheville (compression, étirement ou déplacement d’un nerf), accentuées par une hyperactivation du système nerveux sympathique. Après une fracture, les patients présentent souvent ce que l’on appelle une allodynie mécanique, c’est-à-dire une douleur provoquée par un contact normalement non douloureux, ainsi qu’une hyperalgésie thermique, c’est-à-dire d’une sensibilité excessive au chaud ou au froid. La douleur chronique de la cheville après une fracture peut être le résultat d’une complication appelée syndrome douloureux régional complexe (anciennement algoneurodystrophie).
Plusieurs autres pathologies peuvent être à l’origine d’une douleur chronique de la cheville. L’arthrose de la cheville, les rhumatismes inflammatoires et les tendinopathies chroniques font partie des causes à envisager lorsque les symptômes apparaissent progressivement et sont présents depuis plus de 3 mois.
L’arthrose de la cheville correspond à une usure progressive du cartilage articulaire. Dans 70% des cas, elle se développe secondairement à un traumatisme ancien comme l’entorse ou la fracture. Comme plusieurs années peuvent s’écouler entre le traumatisme initial et l’apparition des symptômes, les patients ne font pas toujours le lien. La deuxième cause de l’arthrose de la cheville est la polyarthrite rhumatoïde, une pathologie chronique qui entraîne une inflammation systémique des articulations. Lorsque la polyarthrite est en cause, la cheville est rarement la seule articulation douloureuse; l’atteinte est généralement bilatérale et symétrique, touchant aussi les mains, les poignets, parfois les genoux et les coudes. Ces pathologies requièrent un traitement à long terme.
Le traitement initial des traumatismes de la cheville joue un rôle clé dans la prévention des douleurs chroniques, même en cas d’entorse bénigne. En effet, une prise en charge inadaptée favorise l’apparition d’une douleur ou d’une instabilité chronique de la cheville, surtout chez les sportifs. Lorsque la douleur est ancienne, il est toujours possible de la soulager grâce à différentes approches comme la kinésithérapie à sec ou en piscine (balnéothérapie).
Seuls 35 à 85% des patients retrouvent une fonction complète de la cheville dans les 3 ans qui suivent une entorse [1]. Les sportifs sont particulièrement exposés aux récidives et aux conséquences à long terme des entorses, surtout lorsque la reprise du sport s’effectue sans rééducation adaptée. Même après une entorse bénigne de la cheville, il est donc crucial de consulter un médecin aussitôt que possible. Cela permet :
Dans les jours qui suivent le traumatisme, le traitement initial consiste à protéger la cheville en évitant les mouvements douloureux, ainsi qu’à limiter la douleur et l’œdème grâce au froid, à la compression et à l’élévation du membre blessé. Les séances de kinésithérapie doivent débuter dès que possible, pour éviter l’enraidissement de l’articulation. Elles visent d’abord à restaurer l’amplitude grâce à des mouvements doux, puis à renforcer les muscles stabilisateurs de la cheville. La rééducation comprend aussi des exercices d’équilibre et de proprioception, afin d’éviter l’instabilité chronique et les récidives d’entorse.
Lorsque la douleur est présente depuis plusieurs mois ou années, la rééducation est une part importante du traitement, qui poursuit plusieurs objectifs :
Chez un certain nombre de personnes, la douleur chronique de la cheville entraîne une peur du mouvement, qui les conduit à éviter certaines activités. Or, l’exercice physique permet dans bien des cas de réduire les symptômes, d’où l’importance de lever progressivement cette peur grâce aux exercices effectués en séance de kinésithérapie.
La balnéothérapie (kinésithérapie en piscine) est une option de traitement pertinente pour les personnes atteintes de douleurs chroniques du membre inférieur, surtout lorsque la peur des symptômes est importante. En effet, la réduction du poids du corps grâce à la poussée d’Archimède diminue les contraintes articulaires, ce qui permet de mobiliser la cheville avec moins de douleur. Aussi, l’eau légèrement chauffée des bassins de balnéothérapie favorise la détente musculaire et atténue la raideur, ce qui est particulièrement bénéfique contre les douleurs de l’arthrose. Les bienfaits des exercices en piscine contre la douleur chronique, et en particulier contre l’arthrose, sont connus depuis longtemps. D’après une revue récente [3], ce type d’exercice permet :
La plupart des études portent sur des programmes de balnéothérapie d’au moins 12 semaines, avec des séances d’environ 1 heure comportant des exercices de renforcement musculaire. La température de l’eau et la pression hydrostatique sont les principaux facteurs qui influencent la perception de la douleur et la mobilité articulaire.
En parallèle de la rééducation, les personnes souffrant d’arthrose de la cheville peuvent aussi se tourner vers l’acide hyaluronique, un traitement par injection ayant largement fait ses preuves contre l’arthrose. Les données disponibles sur l’acide hyaluronique portent principalement sur l’arthrose du genou, qui est plus fréquente. Toutefois, une revue portant spécifiquement sur l’arthrose de la cheville montre que cette molécule soulage efficacement cette pathologie sans entraîner d’effet indésirable [4]. Bien tolérées par les patients, les injections d’acide hyaluronique permettent d’obtenir une diminution des symptômes pendant plusieurs mois.
En complément des traitements de fond, il est important de disposer d’une stratégie efficace pour gérer les pics de douleur, souvent déclenchés par un effort inhabituel ou une inflammation transitoire. L’application de froid (cryothérapie localisée) est une mesure efficace que chacun peut mettre en place. En effet, le froid apaise l’inflammation tout en réduisant la transmission des signaux douloureux. Pour soulager une cheville douloureuse à la maison, vous pouvez utiliser :
Si le froid n’est pas efficace, l’utilisation d’antalgiques simples comme le paracétamol est une alternative possible, sur une courte durée. Enfin, lors d’une poussée douloureuse de la cheville, il est légitime de réduire temporairement les activités. Ce repos doit toutefois rester relatif et de courte durée, car la sédentarité favorise la raideur, et car l’évitement augmente la sensibilisation à la douleur.
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