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Douleur chronique neuropathique : quel traitement ?
Avec une incidence d’environ 5%, les douleurs neuropathiques sont fréquentes. Lorsqu’elles sont présentes depuis plus de 3 mois, ces douleurs sont considérées comme chroniques, ce qui requiert une approche globale qui ne se limite pas à la réduction des symptômes.
En quoi consiste cette approche ? Quel est le rôle de la kinésithérapie ? Les médicaments sont-ils la seule solution contre la douleur ?
On vous répond dans les lignes qui suivent.
Les douleurs neuropathiques sont causées par un dysfonctionnement ou une lésion du système nerveux central (cerveau et moelle épinière) ou périphérique (l’ensemble des nerfs extérieurs à la moelle épinière). Ces douleurs sont considérées comme chroniques lorsque la douleur persiste ou se reproduit pendant au moins 3 mois. En général, le diagnostic de douleur chronique neuropathique est établi lorsqu’une douleur est disproportionnée par rapport à l’atteinte tissulaire, et lorsqu’elle se manifeste par une sensation de brûlure ou de picotement. Un autre symptôme fréquent est l’allodynie, une sensibilité extrême à certains stimuli comme le froid ou la pression.
Souvent lancinantes, les douleurs neuropathiques peuvent résulter d’une maladie sous-jacente comme le diabète (responsable de 30% des cas) ou le zona. Les pathologies qui affectent le système nerveux central, comme la sclérose en plaque, peuvent aussi favoriser ce type de douleur. Dans certains cas, la compression d’un nerf est à l’origine des symptômes; le syndrome du canal carpien et la sciatalgie causée par une hernie discale relèvent de ce type d’atteinte. Mais chez un certain nombre de patients, la persistance de la douleur semble décorrélée de la cause initiale; aussi, toute compression nerveuse n’entraîne pas systématiquement des symptômes chroniques. En l’absence de cause pathologique, les facteurs cognitifs et comportementaux jouent souvent un rôle dans la chronicisation, à côté d’autres facteurs.
Les patients atteints de douleurs neuropathiques sont souvent inquiets, ce qui peut donner lieu à des comportements d’évitement liés à une peur du mouvement. Cette réaction, qui est normale en présence d’un symptôme persistant, doit toutefois être corrigée, car le mouvement joue un rôle important dans le soulagement de la douleur chronique. D’où l’importance de la kinésithérapie dans la prise en charge.
La douleur chronique neuropathique est un phénomène complexe, qui répond mieux à une prise en charge multidisciplinaire qu’à un traitement unique. Lorsque la douleur résulte d’une cause traitable (compression nerveuse, diabète) la prise en charge commence par le traitement de la cause. En parallèle du traitement médicamenteux, la kinésithérapie est indispensable, car elle joue un rôle clé dans l’amélioration de la mobilité et dans la réduction des symptômes à moyen-long terme. Enfin, une approche psychothérapeutique est souvent utile pour traiter l’anxiété et la dépression souvent associées à ce type de douleur.
Les antalgiques de palier 1 (paracétamol, anti-inflammatoires) sont peu efficaces contre les douleurs neuropathiques, qui requièrent une approche plus spécifique. Fondée sur des preuves scientifiques, la prise en charge médicamenteuse de la douleur chronique neuropathique comprend, en première intention :
En deuxième intention, les médecins peuvent prescrire des traitements locaux (patchs, crèmes) à base de lidocaïne ou de capsaïcine. Les doses d’antidépresseurs recommandées en cas de douleur neuropathique sont plus faibles que celles prescrites dans le cadre de la psychiatrie. Malgré cela, les effets indésirables restent fréquents, et peuvent limiter l’efficacité du traitement. Celui-ci est donc introduit progressivement, la réponse du patient étant surveillée de près par le médecin.
La kinésithérapie occupe une place importante dans la prise en charge de la douleur chronique, ce qui inclut les douleurs chroniques neuropathiques. L’objectif de la kinésithérapie est bien sûr de réduire les symptômes et d’améliorer le quotidien des patients; mais elle vise aussi à prévenir les complications liées à la limitation du mouvement.
D’après une revue systématique récente [2], l’exercice thérapeutique pratiqué en séance de kinésithérapie constitue un traitement efficace contre douleur chronique neuropathique, en parallèle des médicaments. Les programmes d’exercice physique incluent le renforcement musculaire, les étirements, l’entraînement aérobie et le travail du contrôle moteur. Les bienfaits de cette approche sont nombreux :
Il n’existe pas de programme d’exercices de référence, la nature et l’intensité des exercices devant être ajustées à la situation de chacun. En effet, les douleurs chroniques neuropathiques présentent des caractéristiques parfois très différentes d’un patient à l’autre, en fonction des causes et de la localisation de l’atteinte.
Dans le cadre du traitement d’une douleur neuropathique, certains patients peuvent effectuer des séances de balnéothérapie, c’est-à-dire de kinésithérapie en piscine. En effet, lorsque la douleur est difficile à supporter, l’environnement aquatique procure un effet relaxant et rassurant, permettant de mieux tolérer les exercices et de limiter la peur du mouvement. Qu’il soit effectué en piscine ou à sec, le mouvement est une approche non médicamenteuse très pertinente contre la douleur chronique, dont l’un des principaux bénéfices est l’amélioration de la qualité de vie.
La psychothérapie est souvent recommandée aux personnes atteintes de douleurs neuropathiques chroniques. La pertinence d’un tel accompagnement tient à plusieurs choses, à commencer par la forte prévalence de l’anxiété et de la dépression chez les patients. Bien qu’ils n’en soient pas la cause, ces troubles jouent un rôle notable dans le maintien de la douleur neuropathique : en effet, l’anticipation de la douleur et certaines émotions fortes liées à la pathologie peuvent sensibiliser le système nerveux, ce qui contribue à la persistance des symptômes. L’accompagnement psychologique ne résout pas tout, mais il aide à identifier et résoudre les processus cognitifs et émotionnels qui influencent l’expérience de la douleur. En complément de la kinésithérapie, cet accompagnement peut notamment aider à surmonter la peur de certaines activités, réduisant l’impact des symptômes sur la vie quotidienne.
Lorsque les symptômes résistent au traitement de première intention, d’autres options sont envisageables, comme la stimulation de la moelle épinière, la stimulation nerveuse électrique transcutanée (TENS) ou encore les blocs nerveux (injections anesthésiques à proximité du nerf atteint). Quel que soit le traitement entrepris, la rééducation est un aspect essentiel de la prise en charge.
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