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Blessures par zone ᐅ Douleur au coude ᐅ Arthrose du coude
Plus rare que l’arthrose de l’épaule, l’arthrose du coude fait généralement suite à des traumatismes anciens. Douloureuse, cette pathologie doit faire l’objet d’un traitement dès l’apparition des symptômes, pour éviter une évolution pouvant devenir handicapante.
Qu’est-ce que l’arthrose du coude ?
Quelles en sont les causes ?
Y a-t-il un lien entre l’arthrose du coude et la pratique de certains sports comme la musculation ?
Comment se manifeste l’arthrose du coude, et quels sont les traitements indiqués ?
Restez avec nous pour découvrir nos réponses.
L’arthrose du coude est une maladie articulaire évolutive caractérisée par la dégradation du cartilage recouvrant les surfaces articulaires du coude. Ce tissu souple a notamment pour rôle de limiter les frottements entre les os (l’humérus, le radius et l’ulna) et d’amortir les chocs lors des mouvements impliquant le coude. Lorsqu’il s’amincit ou disparaît, les frottements augmentent, ce qui entraîne un certain nombre de symptômes, en particulier la raideur articulaire et la douleur.
Le coude est rarement touché par l’arthrose. En effet, cette pathologie tend plutôt à se développer au niveau des articulations du membre inférieur, qui sont soumises à la pression du poids du corps. Dans la majorité des cas, cette maladie est dite idiopathique, c’est-à-dire sans cause connue et souvent attribuée au vieillissement; mais l’arthrose du coude diffère de ce cas général. Souvent diagnostiquée chez l’homme autour de 50 ans, elle peut résulter :
Cette pathologie est donc étroitement liée à au mouvement et à la sur sollicitation dé l’articulation. C’est pourquoi, dans 80% des cas, l’arthrose du coude est plus prononcée du côté dominant (c’est-à-dire au coude droit pour les droitiers et au coude gauche pour les gauchers).
La musculation ne favorise pas directement l’arthrose du coude; au contraire, lorsque les muscles des bras et de l’avant-bras sont suffisamment forts, cela permet d’absorber une partie du stress mécanique et de stabiliser l’articulation, ce qui réduit la pression sur le cartilage. C’est pourquoi le renforcement musculaire est souvent recommandé en cas d’arthrose.
Mais dans certains cas, la musculation peut indirectement augmenter le risque d’arthrose du coude : les principaux risques sont liés à une pratique intensive pendant plusieurs années, à une technique incorrecte, ou encore à un déséquilibre musculaire qui accentue la pression sur l’articulation.
Cela dit, en musculation, l’arthrose reste moins fréquente que les tendinopathies du coude (épicondylite et épitrochléite), qui résultent d’un excès de contraintes sur les tendons. Une technique adaptée et une bonne gestion des charges permettent généralement d’éviter ce type de douleur et de pathologie.
L‘arthrose du coude se développe de manière progressive, et peut rester silencieuse pendant plusieurs années. En général, les symptômes apparaissent du jour au lendemain; certains mouvements qui ne posaient aucun problème deviennent soudainement douloureux ou difficiles à réaliser, ce qui pousse à consulter. L’arthrose du coude se manifeste par :
En l’absence de traitement, la douleur et la raideur tendent à s’accentuer avec le temps. Au début, la douleur est ressentie uniquement lors de la sollicitation du coude; puis elle persiste même au repos, pouvant dans certains cas gêner l’endormissement.
L’ostéophytose désigne l’apparition d’excroissances osseuses (les ostéophytes) au niveau de l’articulation. Ce phénomène est une conséquence fréquente de l’arthrose et de l’arthrite : pour compenser la surcharge articulaire chronique, l’os produit des tissus osseux immatures au niveau de son extrémité distale afin d’augmenter la surface de contact.
Particulièrement fréquente en cas d’arthrose du coude, l’ostéophytose en est le premier signe radiologique. Les ostéophytes, aussi appelées “becs de perroquet” en raison de leur forme, sont principalement observés au niveau de l’extrémité de l’ulna, qui correspond à la pointe du coude.
Ces excroissances n’induisent pas de douleur par elles-mêmes, mais elles contribuent à la sensation de blocage et de gêne mécanique qui accompagne les mouvements du coude. Les ostéophytes sont également responsables de l’impression de craquement lors de la mobilisation.
Le diagnostic de l’arthrose du coude commence par un examen clinique, où le premier signe recherché est la perte d’extension. Le professionnel de santé évalue la limitation de l’amplitude du coude en flexion et en extension, en notant si celle-ci est douloureuse ou non; il relève également la présence de bruits articulaires (craquements). Enfin, des tests sont effectués pour évaluer la force du coude, et mettre en évidence une éventuelle atteinte nerveuse.
Pour confirmer le diagnostic, l’examen clinique est complété par des examens d’imagerie. Dans la majorité des cas, les radiographies standard sont suffisantes. Les clichés du coude sont réalisés de face en extension et de profil en flexion pour mettre en évidence :
Le scanner ou l’IRM ne sont pas systématiques; mais ces examens peuvent être demandés pour évaluer la sévérité de l’atteinte, et pour détecter des lésions cartilagineuses ou ligamentaires non visibles sur les radiographies.
Le traitement initial de l’arthrose du coude débutante à modérée est non chirurgical. Lorsque la gêne fonctionnelle est importante et que l’approche conservatrice n’entraîne pas d’amélioration, on peut opérer le coude.
La première mesure pour soigner l’arthrose du coude consiste à adapter l’activité du patient, de manière à réduire les mouvements répétitifs. Cela peut avoir un impact sur les activités professionnelles, notamment dans le cas des métiers manuels; ou sur les activités sportives qui sollicitent fortement le coude. En fonction de l’importance des symptômes, l’arrêt total de l’activité n’est pas toujours nécessaire; une adaptation peut suffire, suivant les recommandations du professionnel de santé.
Pour soulager la douleur, plusieurs solutions sont possibles :
En parallèle, la rééducation fonctionnelle est indiquée pour soulager les symptômes, maintenir la fonction du coude et ralentir l’évolution de la pathologie.
Le traitement chirurgical de l’arthrose du coude est indiqué en cas d’échec de l’approche conservatrice, ou d’atteinte très invalidante.
Plusieurs techniques peuvent être employées; le choix de la technique dépend surtout de la sévérité de l’atteinte et du profil du patient. Dans la majorité des cas, la technique choisie est l’arthroscopie, un procédé peu invasif qui permet au chirurgien de visualiser l’articulation grâce à une mini-caméra. Par rapport à une opération classique, les suites de l’arthroscopie sont moins douloureuses et les cicatrices quasi invisibles.
D’après une étude récente portant sur 87 personnes opérées, le traitement arthroscopique de l’arthrose du coude donne de très bons résultats : l’opération permet une amélioration de tous les critères fonctionnels à 6 mois de recul, avec une diminution significative de la douleur et une amélioration de la force du coude.
Dans certains cas, lorsque l’articulation est très abîmée, il faut la remplacer par une prothèse : c’est ce que l’on appelle une arthroplastie du coude, qui peut être partielle ou totale. Ce type de traitement concerne généralement les patients âgés, ou atteints de rhumatismes inflammatoires sévères.
Effectuée auprès d’un kinésithérapeute, la rééducation de l’arthrose du coude poursuit les objectifs suivants :
Cette rééducation peut avoir lieu dans le cadre du traitement conservateur, ou en post-opératoire.
Dans le cadre d’une prise en charge conservatrice de l’arthrose du coude, les séances de kinésithérapie débutent généralement par des exercices d’amplitude articulaire, pour améliorer la mobilité sans provoquer de douleur. Progressivement, ces exercices sont complétés par des séances de renforcement musculaire ciblant les muscles entourant le coude, mais aussi l’épaule et le dos, pour améliorer la fonction globale du membre supérieur.
En post-opératoire, le coude est immobilisé grâce à une attelle ou un bandage pendant une dizaine de jours; dans un premier temps, la rééducation vise surtout la diminution des douleurs et de l’œdème. Une fois obtenu le soulagement des symptômes, les exercices d’amplitude et de renforcement musculaire peuvent commencer. La rééducation post-opératoire, qui dure généralement 3 mois, est indispensable pour restaurer la fonction du coude et prévenir les séquelles (douleur persistante, raideur).
Si vous constatez une douleur, une raideur, un craquement et une limitation des mouvements du coude, et si vous pratiquez une activité qui sollicite fortement cette articulation, il s’agit peut-être des premiers signes de l’arthrose. En général, celle-ci se déclare autour de 50 ans, mais elle peut aussi survenir plus tôt. Dans tous les cas, seul un diagnostic médical complété par des radiographies permet de confirmer qu’il s’agit bien d’une arthrose du coude.
Une douleur au coude qui persiste plus de 10-15 jours et qui s’accompagne d’un blocage ou d’une perte de mobilité doit vous pousser à consulter. Plus tôt l’arthrose est prise en charge, plus il est possible d’atténuer les symptômes sans chirurgie.
En cas d’arthrose, la douleur au coude est généralement diffuse, alors que les tendinopathies se manifestent par une douleur plus localisée : à l’extérieur du coude en cas d’épicondylite, et à l’intérieur en cas d’épitrochléite. Par ailleurs, la tendinopathie n’entraîne pas de blocage ni de perte de mobilité directe, bien que la douleur puisse empêcher de réaliser certains mouvements.
Une poussée d’arthrose du coude se manifeste par l’apparition d’une douleur et de symptômes d’inflammation (rougeur, gonflement du coude). La raideur peut aussi s’accentuer, surtout le matin ou après une période de repos.
Pour soulager les symptômes de l’arthrose du coude, le mieux est d’éviter les gestes qui aggravent la douleur, tout en conservant une mobilisation douce; en effet, l’immobilisation totale du coude est contre-productive. Si le coude est gonflé, vous pouvez aussi appliquer du froid pendant 10 à 15 minutes. Enfin, n’hésitez pas à prendre les médicaments prescrits par votre médecin (antalgiques ou anti-inflammatoires).
Ces solutions relèvent de la gestion des symptômes; pour un soulagement à long terme et une amélioration de votre qualité de vie, la kinésithérapie est recommandée.
Arthrose du coude – 3 points à retenir :
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Sources :
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Nous croyons que chaque sportif mérite d’être soigné comme s’il était un sportif de haut niveau, quelque soit son âge, son sport et son niveau.
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21-25 Av. Porte de Châtillon, Paris 14e
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